Cours Sécurité 01 – Le sac de survie

 

Aujourd’hui, nous parlerons de la préparation d’un sac de survie en cas de procédure d’abandon de navire.

S’être préparé à évacuer son navire n’a rien de très réjouissant, mais lorsque votre bateau coule ou brule, vous n’avez pas le temps de réfléchir ou de préparer les équipements nécessaires à la survie en mer.

Avec un sac de survie, tout est prêt, réfléchie et à portée de main.

Préparé avant la croisière, votre sac devra être étanche, flottant, de couleur vive et relié à un cordage muni d’un mousqueton.

Le contenu de votre sac de survie peut se classer en 6 catégories :

  • les documents de bords et papiers de l’équipage,
  • le matériel de repérage,
  • le matériel nécessaire à la navigation,
  • l’équipement personnel des naufragés,
  • l’eau et la nourriture,
  • le matériel de manœuvre et de survie.

Commençons par les documents de bords et papiers de l’équipage.

Dès l’embarquement, il est impératif de placer les pièces d’identité de l’équipage, ainsi que les papiers du navire (acte de francisation et carte de circulation) dans une pochette étanche à l’intérieur du sac de survie.

Au moment du naufrage, vous devrez y ajouter le livre de bord.

Le matériel de repérage.

Bien que le radeau de survie soit déjà équipé de matériels pyrotechniques, il est vivement recommandé d’y adjoindre l’équipement du navire au moment du naufrage.

Pour mémoire, cet équipement se compose de 3 feux rouges automatiques à main, 3 fusées parachutes et de 2 fumigènes flottants.

Votre sac de survie devra également contenir deux miroirs de signalisation, deux sifflets, un phare étanche, une  lampe à éclat étanche et une lampe à dynamo.

Ruban de survieEn outre, je vous conseille vivement d’acquérir un ruban de localisation.

Il s’agit d’un dispositif de repérage pouvant être utilisé uniquement le jour.

Une fois déployé à la surface de l’eau, il se voit à 2 km de distance et à 1 500 mètres d’altitude.

Très peu encombrant lorsqu’il est plié, il se déroule en quelques secondes et ne nécessite aucun entretien (pas d’électronique, pas de piles, pas de produits chimiques ni de colorants).

homme a la mer sans signalisation homme a la mer avec signalisation

Je vous invite à visionner la vidéo accessible sur le site du constructeur à l’adresse : www.rescuestreamer.com/viewdemo.html

Pour le matériel de radiocommunication, vous emporterez une VHF portable étanche et si votre budget le permet, vous ajouterez une balise de détresse Cospas-Sarsat et un transpondeur radar SART (ces 2 appareils feront l’objet d’une prochaine émission).

sarsat-vhf-sart

Le matériel de navigation.

Si vous arrivez à contacter un navire de sauvetage, un hélicoptère ou tout simplement un cargo passant à proximité, vous devrez signaler votre position de manière précise. Pour ce faire, il vous faudra disposer d’un GPS et d’un compas de relèvement.

combinaison de survieL’équipement personnel des naufragés.

Le premier problème rencontré par les naufragés est le froid.

La déperdition de chaleur dans l’eau peut être réduite de manière significative grâce au port d’une combinaison de survie.

Si vous ne voulez pas investir dans un tel équipement, munissez-vous d’une combinaison de plongée ou de planche à voile. Si votre combinaison en est dépourvue, vous devez y adjoindre une cagoule, des gants et des chaussons néoprènes.

Si vous ne disposez pas de ce genre d’équipement, prévoyez des vêtements chauds et étanches.

Dans la mesure du possible, évitez d’avoir du coton au contact de la peau au privilège de la laine ou de matières synthétiques appropriées qui restent chaudes une fois mouillées.

Malgré ces précautions, il est nécessaire  d’avoir une couverture de survie par personne qui pourra en outre vous servir de réflecteur radar.

Les conditions de survie à bord du radeau sont souvent très difficiles et votre corps sera soumis à rude épreuve.

Vous devrez donc absolument prévoir de prendre une trousse à pharmacie, les médicaments des équipiers sous traitement, des cachets contre le mal de mer, de la protection contre le soleil (crème et lunettes de soleil), ainsi que de la protection contre les irritations de la peau.

En outre, chaque équipier devra disposer de son gilet de sauvetage, d’un couteau, d’un sifflet et d’une lampe étanche.

Pour l’eau, vous devrez disposer d’un bidon de 20 litres d’eau potable rempli au 4/5eme attaché à un filin et terminé par un mousqueton.

Pour la nourriture, il faudra privilégier les aliments lourds en calories et léger en poids. Dans la mesure du possible, évitez de prendre des aliments salés qui auront tendances à activer la déshydratation.

Généralement, il assez contraignant de devoir changer régulièrement le contenu alimentaire d’un sac de survie, il faudra donc privilégier les aliments qui se conservent facilement (ration de survie militaire, fruits secs, etc.).

L’ensemble de ces aliments devront être conservés dans un deuxième sac étanche, flottant, de couleur vive et relié à un cordage muni d’un mousqueton.

Au final, vous disposerez donc de votre sac de survie, d’un sac pour la nourriture et d’un bidon de 20 litres d’eau potable.

Le matériel de manœuvre et de survie.

Quelques sacs de congélation et sacs étanches munis d’un système de fermeture efficace seront très utiles durant la survie.

Prévoyez également :

– un long filin ou un cordage supplémentaire,

– une réserve de piles pour les équipements électroniques (VHF, lampes-torche, GPS),

– un couteau suisse ou un outil multifonctions type Leatherman,

– un ruban d’adhésif en toile étanche.

couteau suisse

Le matériel de pêche comprendra les éléments suivants:

  • 2 lignes à main de 10 mètres chacune, constituées d’une ligne mère en nylon tressé de 3 mm de diamètre, d’un bas de ligne de 5 mètres en nylon mono filament de 2 mm de diamètre, d’un lest en plomb et d’une solide agrafe à émerillon (pour attraper les gros poissons),
  • un assortiment d’hameçons et de bas de ligne lestés, dont des hameçons auto ferrants en acier inoxydable de deux tailles différentes et des bas de ligne en fil mono filament,
  • une petite ligne à main avec du fil mono filament plus fin (pour attraper les poissons de plus petite taille ainsi que des calmars),
  • un assortiment de petits hameçons, d’émerillons, de leurres, de plombs à utiliser avec la petite ligne à main (les poissons ainsi capturés peuvent servir d’appât pour pêcher des poissons de plus grande taille),
  • un assortiment de lignes pour la pêche à la “ turlutte”,
  • un assortiment de leurres spéciaux pour la pêche du calmar.

dessalinisateurEnfin, si votre budget le permet, vous avez la possibilité de vous munir d’un dessalinisateur manuel.
Vous en trouverez à moins de 700€ sur de nombreux sites marchands (exemple).

Télécharger la notice du Dessalinisateur manuel Katadin

Cette émission est maintenant terminée,

Je vous dis à très bientôt et bon vent.

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